Ville de Conflans-en-Jarnisy

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Les cONFLANAIS DANS L'histoire

 

  1. Paul Collart
  2. Raymonde bouriquet
  3. Georges pross, GASTON RICHARD, RENE RICHARD ET ROLAND SERTORIUS
  4. M. PAUL filioT, MAIRE DE CONFLANS, DE 1929 A 1958

 

Paul Collart

 

 

Papyrologue, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres

 

Paul Collart est né à Conflans le 24 novembre 1878, d'un père ardennais et d'une mère lorraine. Il apprend à lire à l'école communale de Conflans et continue ses études à Rethel d'où son père était originaire. Après des études secondaires aux lycées de Charleville puis de Lille, il suit les cours de la Faculté de Lettre dans cette dernière ville. Il y a pour maître Pierre Jourguet, un des pionniers de la papyrologie, qui a eut par la suite une forte influence sur sa carrière.

 

Paul Collart, en qualité d'étudiant, participe à une conférence de papyrologie où il acquit la délicate technique pour l'utilisation de ces documents. Il ne se détourne pourtant pas du métier de professeur de l'enseignement secondaire. 

 

Agrégé de grammaire en 1903, il est professeur aux lycées de Bar-le-Duc, de Douai puis de Lille en 1906 où il enseigne les rudiments du latin jusqu'en 1914 tout en poursuivant ses études de papyrologie.

 

En 1907, il se marie avec une amie d'enfance, originaire de Conflans, avec qui il a deux fils. En 1914, il est nommé professeur au lycée Michelet en attendant son affectation au lycée Pasteur. 

 

Le 2 août 1914, lors de la déclaration de guerre, il est à Conflans et se trouve rapidement prisonnier. Il connaît pendant quelques mois les inconvénients de l'occupation allemande. En janvier 1915, il est emmené dans les casemates de Rastatt puis au camp de Holzminden jusqu'en mai 1916. Il est ensuite transféré comme malade dans un camp d'internés de Suisse.

En 1917, il rentre en France et reprend sa classe de sixième au lycée Louis Pasteur. Il supplée puis remplace Pierre Jouguet en 1928 à l'Ecole des Hautes études et à la Sorbonne en 1928, ce dernier partant au Caire pour y diriger l'Institut Français d'Archéologie Orientale. 

 

On lui doit l'édition des Papyrus Bouriant en 1924, Les papyrus grecs d'Achmin à la Bibliothèque nationale de Paris (1930), Les papyrus d'Homère (1931), Les papyrus de l'Iliade et de l'Odyssée (1933, 1934, 1939), Un papyrus ptolémaïque provenant de Déïr-el-Bahari, en collaboration avec Pierre Jouguet (1933).

 

Chargé de l'enseignement de la papyrologie à Paris, on peut dire qu'il est devenu le chef de l'école papyrologique française depuis le départ de Pierre Jouguet. En 1940, il publie avec ses élèves le tome II des Papyrus Théodore Reinach.

Il enseigne jusqu'à sa mort, le 10 avril 1946.

Paul Collart repose au cimetière de Conflans.




Paul Collart

 
Source : FAWTIER Robert, Notice sur la vie et les travaux de M. Paul Collart membre de l'académie, Paris : Institut de France Académie des Inscriptions et Belles-lettres, 1949

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Raymonde Bouriquet

 

Membre active du réseau "Résistance Fer" de Conflans-en-Jarnisy

 

  • Pendant la guerre, elle cache des prisonniers

Dès 1941, gérante de l'hôtel-café-restaurant du Grand-Cerf (situé à l'époque en face de l'actuelle boulangerie Jambon), elle recueille ses premiers prisonniers de guerre, français évadés ou pilotes américains et anglais abattus par l'aviation allemande. Aidée par d'autres membres de la Résistance locale, elle les loge, les nourrit, les habille et leur fournit de faux papiers.

 

  • Puis, elle les aide à s'enfuir

Les réfugiés français sont exfiltrés par le chemin de fer, les américains et les anglais sont emmenés en bus jusqu'à Nancy où ils sont pris en charge par une filière qui les conduit en Espagne.

 

  • L'hôtel du Grand-Cerf à Conflans : une plaque tournante de la Résistance

L'hôtel du Grand-Cerf, qui servira aussi de cache d'armes pour les maquisards, deviendra ainsi une plaque tournante de la Résis-tance, jusqu'à ce qu'il éveille les soupçons de la Gestapo, au printemps 1944. Raymonde Bouriquet abandonne alors l'établissement et se réfugie à Toul, puis à Dijon.

Quelques mois plus tard, Raymonde Bouriquet est de retour à Conflans, où elle joue à nouveau un rôle important au sein du comité d'épuration formé après la Libération. Elle évitera ainsi quelques vengeances et sans doute autant d'atrocités.

Médaillée et récompensée plusieurs fois après la guerre (notamment par les Américains), Raymonde Bouriquet quittera Conflans dans les années 50 pour rejoindre la région parisienne avec son mari.

 

Source : MédiaSénart, journal de la ville nouvelle de Sénart, mai 2008


 

bouriquetMadame Bouriquet lors de la remise de la médaille d'honneur de la ville de Moissy
 
(Photo : MédiaSénart)

 

 

  

Georges Pross, Gaston Richard, René Richard et Roland Sertorius, quatre résistants conflanais fusillés par les soldats nazis

 

  • Les circonstances de l'arrestation des quatre résistants  

Le vendredi 1er septembre 1944 avant 22 heures, heure du couvre-feu imposé par l'occupant allemand, Georges Pross (34 ans), René Richard (45 ans), son fils Gaston Richard (19 ans) et Roland Sertorius (17 ans), sortaient d'une réunion du groupe conflanais de résistance qui s'était tenue chez M. Marcel Horny, domicilié rue de la Saulnière à Conflans, lequel était employé à la brasserie de Jarny. Ils pensaient que, lors de leur retraite, les troupes nazies feraient sauter les ponts sur l'Orne et l'Yron, dans le but de retarder l'avancée des Armées Alliées. Aussi tous quatre avaient-ils projeté de neutraliser discrètement la petite équipe d'artificiers ennemis qui procéderait à cette opération de destruction aux conséquences graves.  

Hélas, à l'issue de leur réunion de préparation, ils furent arrêtés par une troupe de soldats SS qui quittait Conflans et qui les a interpellés, en prétextant que l'heure du couvre-feu était dépassée et qu'ils étaient en infraction. Le détachement de soldats SS les a fouillés et a trouvé quelques armes sur eux. Aussitôt, ils furent arrêtés et transportés par camion à la caserne Geslin, puis dans le bois de Labry où ils furent massacrés et fusillés.  

 

  •  La découverte des corps

La population de Conflans pensait que les quatre résistants avaient été emmenés en Allemagne et internés en camp de concentration, lorsque le vendredi 22 septembre 1944, Monsieur Eugène Dupré, et Monsieur Albert Ernest, deux cheminots qui cueillaient des champignons dans le bois de Labry, ont aperçu une main sortant d'un monticule de terre. Ils ont alerté les maires de Conflans et Labry, lesquels après avoir fait procéder à l'exhumation, ont reconnu les corps suppliciés et recouverts de chaux des quatre résistants conflanais, en présence de représentants de leurs familles.

 

  • Les obsèques des victimes  

Source : Article du journal "Lorraine Libre", en date du 30 septembre 1944

"Les obsèques des quatre victimes civiles ont eu lieu dimanche 24 septembre, à 10 h 45, en l'église de Conflans, trop petite pour contenir la foule nombreuse venue de tous côtés les accompagner à leur dernière demeure. Plus de mille personnes attendaient sur la place, sous une pluie glaciale. Le mauvais temps ayant empêché la célébration de l'Office en plein air. A l'élévation, dans un profond silence, les clairons exécutèrent "la sonnerie aux Morts". Les honneurs furent rendus par un détachement de Francs Tireurs Partisans en armes du 1er Régiment de Paris, ainsi qu'un groupe régional de F.F.I. doublé d'une unité du 20ème Corps de l'Armée Américaine qui avait tenu à montrer sa sympathie à ces quatre frères d'armes massacrés par un ennemi commun. Ensuite, Monsieur Paul Filiot, Maire de Conflans, prononça d'une voix émue un discours d'adieu aux quatre martyrs fusillés par les soldats nazis."  

le discours de M. Paul Filiot, Maire de Conflans

 

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Paul Filiot, Maire de Conflans, de 1929 à 1958

 

M. Paul Filiot est né le 18 janvier 1883 à Fresnicourt (Pas-de-Calais). Décédé à Conflans le 30 juin 1958. Maire de Conflans du 10 mai 1929 au 30 juin 1958.

Homme d'une exceptionnelle personnalité, M. Paul Filiot fut :

- un grand chef d'entreprise dans le secteur des travaux publics. L'entreprise Filiot compta jusqu'à 300 salariés.

- un combattant de la Grande Guerre 1914-1918, mobilisé au 16e Bataillon de Chasseurs à Pieds, et engagé dans toutes les grandes batailles. 

- un maire bâtisseur, aux idées progressistes. Outre le complexe mairie / groupe scolaire Paul Bert / justice de paix, la ville de Conflans doit notamment à M. Paul Filiot la construction du quartier HLM "Les Hauts-de-Conflans" (110 logements) et du lotissement "Le Logis Conflanais" (264 maisons individuelles). 

- un résistant. Durant la seconde guerre mondiale, M. Paul Filiot aida plusieurs dizaines de Conflanais à échapper au STO, des évadés à passer en zone libre, et les résistants locaux grâce à la fourniture régulière de faux papiers.

- un élu déjà engagé dans l'intercommunalité. M. Paul Filiot fut président fondateur du Syndicat Intercommunal des Eaux du Soiron.  

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